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Malaisie » Malaisie'09 » Parc National du Taman Negara

8h15 : Réveil dans notre chalet du Traveller’s Home. Le temps est dégagé mais la pluie de la nuit dernière a laissé des traces : chemins boueux et gorgés d’eau, humidité palpable rendant l’atmosphère encore moins respirable. Nul doute que nous allons avoir du mal aujourd’hui.

8h30 : Petit déjeuner sur la terrasse en compagnie du couple hollandais. Nous échangeons un peu sur nos motivations de réaliser de tels voyages, sur la vie en France ou en Hollande quand leur navette les amenant aux Cameron Highlands arrivent. Nous leur souhaitons bon voyage et allons nous préparer dans notre chambre.

9h : Attention, Attention : préparation anti-sangsue enclenchée. Première étape : avec du Baygon vert (insectes rampants), nous vaporisons nos chaussures et la face extérieur de nos chaussettes (attention à ne pas s’en mettre sur la peau). En parlant de nos chaussettes, rien de mieux que des bonnes chaussettes de foot : épaisses et montantes juste en dessous des genoux. Deuxième étape : application de baume du tigre sur les pieds, le jambes, le ventre et le bas du dos. Troisième étape : nous mettons nos chaussettes et par-dessus un pantalon de randonnée. Nous pouvons ensuite mettre nos chaussures. Quatrième étape : pour toutes les parties non couvertes (bras, nuque et oreilles), nous y appliquons généreusement de l’anti-moustique.
Nous verrons plus tard si cette préparation a fonctionné.

9h30 : Nous partons récupérer nos permis pour entrer dans le par cet, à l’aide d’une pirogue, nous remontons la rivière pour arriver au bas de la Canopy Walkway. Sorte d’accro-branche, cette installation permet de se balader sur 500m (par le biais de 10 ponts) au sommet des plus hauts arbres de la forêt (niveau de la canopée).

Pour y accéder, nous remontons nos premiers bouts de jungle par un chemin humide et pentu. Nous sommes dans le pire scénario pour les sangsues, car, comme les escargots, elles sortent davantage lorsque les sols sont humides…

A l’entrée de la Canopy Walkway, nous nous essayons sur des bancs de fortune en attendant notre tour. C’est alors qu’Adèle se lève brusquement et regarde derrière elle : sur le dos du banc était accroché une petite sangsue qui attendait qu’une victime s’approche de trop près pour pouvoir la mordre. Ouf, Adèle a eu chaud cette fois !

Sangsue...
Sangsue...


Une dizaine de minutes plus tard, c’est notre tour de monter dans la canopée. La balade est plaisante et donne une bonne mesure du gigantisme des arbres nous entourant. On a l’impression qu’une course est engagée entre eux afin de savoir lequel arriverait le plus haut. C’est aussi tout à fait impressionnant de voir, du dessus, que chaque parcelle de ciel est occupée par de la végétation et, de ce fait, nous n’y voyons quasiment jamais le sol !

Taman Negara Canopy Walkway
Taman Negara Canopy Walkway


Canopy Walkway
Canopy Walkway


La promenade dure une bonne demi-heure avant de revenir sur la terre ferme (et ses sangsues).

Nous décidons ensuite d’entreprendre la montée du Bukit Teresik (336m) afin d’avoir une vue sur le parc du Taman Negara.

Chenilles du Taman Negara
Chenilles du Taman Negara


La montée alterne entre escaliers de fortune aux marches ultra hautes et petits sentiers de terre. La chaleur mais surtout l’humidité ambiante nous font suer à grosses gouttes. Du coup, cette montée qui pourrait sembler facile ailleurs, est assez éprouvante ici. Au cours de la montée, nous croiserons un groupe ayant subi de violentes attaques de sangsues (chaussettes et jambes sanguinolentes). Pour l’instant, notre préparation fonctionne, nous n’avons pas à nous plaindre !

Racine étrange du Taman Negara
Racine étrange du Taman Negara



Après quelques minutes de marche, Adèle crie ! Une sangsue sur sa chaussure ! Elle s’en débarrasse d’un violent coup de pied. C’est alors que nous en voyons d’autres arriver. Nous pressons alors le pas pour sortir de ce guet-apens sangsuesque.

Parc National du Taman Negara
Parc National du Taman Negara


Racines du Taman Negara
Racines du Taman Negara


Première éclaircie dans la forêt et premier point de vue sur la vallée en contre bas. Pas mal. Nous poursuivons l’ascension à travers une forêt toujours aussi dense, bruyante et humide…

Une quinzaine de minutes plus tard, dégoulinants de sueur, nous arrivons au sommet de la colline. La vue est alors impressionnante : une forêt dense sans clairière couvre l’ensemble du paysage sur des kilomètres et des kilomètres. Seuls quelques rivières paraissent capables de la cisailler par endroit.

Parc National du Taman Negara
Parc National du Taman Negara


La descente, très glissante, s’avère néanmoins plus facile que notre montée. Nous aurons même la chance de pouvoir croiser des macaques à longue queue, des écureuils et toujours quelques sangsues sur notre chemin.

Nous redescendons au bateau nous ramenant à notre point de départ : le restaurant flottant du bureau du parc.

13h15 : Déjeuner au bord de l’eau sur le restaurant flottant. Burgers et frites pour 15 RM (avec boissons).

Nous profitons de notre table pendant plus d’une heure à regarder les pirogues et petits bateaux passer.

Pirogues
Pirogues


Embarcadères à Kuala Tahan
Embarcadères à Kuala Tahan


15h : Départ en pirogue pour aller découvrir un village Orang Asli accompagné d’un guide local.

Les Orang Asli sont le peuple occupant les jungles malaisiennes (que ce soit sur la péninsule ou sur Borneo). Ils sont catégorisés en plusieurs groupe : Proto-malais, Senoi et Negritos. Ceux du parc du Taman Negara font partis de cette dernière catégorie et plus particulièrement du peuple aborigène nomade : les Batek.

A notre arrivée, nous découvrons une dizaine de huttes réparties dans la forêt. Principalement constituée de bois, on y retrouve tout de même des ersatz de notre civilisation comme des bâches en plastiques ou quelques bidons vides.

Village Orang Asli
Village Orang Asli


Nous sommes accueillis par le fils du précédent chef de la tribu Batek récemment décédé. Ce dernier nous présente alors leur arme de prédilection : la sarbacane. Divisée en trois parties : sifflet, carquois et l’arme, elle est entièrement faite de bambou selon un savoir-faire traditionnel. Le carquois, par exemple, doit provenir d’une espèce rare de bambou se trouvant loin dans la forêt.

Orang Asli : démonstration sarbacane
Orang Asli : démonstration sarbacane


Il nous présente ensuite les fléchettes utilisées avec le poison (issu de l’arbre d’Ipoh). Avant la démonstration, il me demande de faire la cible en me mettant une feuille sur la tête… c’était une blague… la cible est en fait une vieille peluche de Garfield toute délavée =)

Les démonstrations sont impressionnantes et c’est avec une réelle dextérité qu’ils manient leur arme. C’est alors qu’un volontaire désigné d’office est demandé pour essayer la sarbacane : une nouvelle fois, c’est bibi qui s’y colle.

L’arme est assez légère, mais, du fait de sa longueur (presque 2m), il n’est pas du tout facile de la tenir fermement et viser dans le même temps.

Premier essai : en plein dans le mille ! C’est qui le patron, hein ? Bon, en fait, après mon « essai », celui qui a récupéré ma fléchette l’a accrochée derrière la peluche… et je n’y ai vu que du feu.
Deuxième essai : échec, normal =)

Ensuite, ils nous montrent comment allumer du feu sans le moindre instrument : un morceau de bois et une liane suffisent. En moins de quinze secondes, ça y est : la paille s’embrasse.

Encore un cobaye pour essayer et… c’est de nouveau moi… Je prends les deux bouts de bois quand le fils du chef m’arrête pour aller chercher une autre branche. Je sors un petit « it was too easy for me » afin de faire rire l’assemblée (la french attitude).

Je commence alors à frotter les deux morceaux, je me donne, je me donne, une petite fumée commence à apparaître…et je me donne encore plus. Je suis en nage mais on me demande de persévérer et d’y aller encore plus fort. Je me donne mille fois plus et, c’est alors, que la liane se casse… loser…

Dam apprend à faire du feu...loupé cette fois-ci !
Dam apprend à faire du feu...loupé cette fois-ci !


Départ de feu
Départ de feu


Nous finissons ensuite par une petite balade dans le village. C’est toujours dans ces moments où l’on prend beaucoup de recul vis-à-vis de la vie qu’on mène chez nous. Tant de choses superflues alors que ces personnes arrivent à être heureux avec si peu !

Petite fille Orang Asli
Petite fille Orang Asli


Au final, nous repartons plus que ravis de cette visite. Nous avions peur au départ que cela soit un peu trop touristique ou que cela fasse un peu trop « zoo » pour ce petit village mais pas du tout. Pendant la durée de notre rencontre avec eux, nous avons senti une réelle volonté d’échange et de partage pour nous faire découvrir une infime partie de leur culture et de leur savoir.

Village Orang Asli
Village Orang Asli


17h : De retour à l’embarcadère tandis que de gros nuages noirs commencent à montrer le bout de leur nez. Nous remercions notre guide et repartons en direction du « pickup point » de notre hôtel.

A notre arrivée nous leur demandons quelques conseils pour rejoindre notre prochaine destination : Malacca et nous réservons un « night safari » pour le soir même.

Nous passons un peu de temps sur Internet lorsque l’orage annoncé finit par éclater… pas question de retourner au chalet, nous attendons alors que la pluie cesse (un peu du moins).

18h30 : Retour (enfin) au chalet pour y prendre nos tant attendues douches.

19h30 : Dîner comme hier soir en compagnie, toujours du couple anglais, et de deux nouveaux couples hollandais. Le repas est un peu jovial que la veille mais les plats sont toujours aussi bons !

20h30 : Le 4x4 est arrivé ! Le ciel s’étant totalement découvert, nous allons pouvoir faire ce petit tour (malheureusement en compagnie des 4 hollandais).
Nous montons à l’arrière à l’extérieur du 4x4 et commençons la balade avec un conducteur et deux personnes sur le toit du 4x4 munis de lampes torches.

Nous n’allons pas dans la jungle mais plutôt dans une grande palmeraie où nous aurons la chance de voir plusieurs Leopard Cats (Lep’ Cat en malais), cochons sauvages, serpents et ****. Pas facile à distinguer et à repérer dans la nuit noire malaisienne, heureusement que les lampes torches permettent de les « immobiliser » un instant avant qu’ils s’enfuient.

21h45 : Retour à l’hôtel avec, avant de dormir, la traditionnelle préparation des bagages pour le lendemain matin.

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Commentaires (1)
» adele le 25/10/2009 à 21:48
Même pas peur des sangsues d'abord !

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